Un locavore est une personne qui cherche à consommer des produits locaux, au même type qu’un carnivore voudra se nourrir de produits animaliers ou qu’un végétalien, lui, va préférer une alimentation riche en protéines végétales. Le locavorisme se distingue par son aspect local. Il ne constitue pas un régime alimentaire, mais plutôt une façon globale de consommer. En quoi consiste réellement le locavorisme ? Que faut-il faire pour s’identifier à cette façon de vivre ?

 

D’où vient le locavorisme ?

Le locavorisme est un mouvement inventé par Jessica Prentice en 2005 à San Francisco. À l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, elle a eu l’idée de défier les habitants de sa ville à se nourrir exclusivement d’aliments locaux.

 

Qu’est-ce qu’un aliment local ?

 

C’est un aliment cultivé et/ou produit dans un rayon de 160 kilomètres de notre demeure. Vous vous dites probablement que c’est beaucoup trop loin et que personne ne va parcourir 160 kilomètres pour acheter des tomates ! En effet, mais savez-vous combien de kilomètres sont parcourus par un camion qui transporte des tomates en provenance des États-Unis ? Environ 2400 km !

 

C’est 15 fois plus de kilomètres que ce qui est considéré comme un aliment local. C’est énorme et les impacts sur l’environnement le sont tout autant. Imaginez la quantité de gaz produite par le camion tandis qu’on peut se procurer une tomate d’ici qui sera bien plus fraîche et qui permettra de faire rouler l’économie locale.

 

Le locavorisme se veut donc un mouvement qui sensibilise la population à modifier ses habitudes de consommation.

 

Au-delà des aliments

 

Le locavorisme vise l’achat d’aliments locaux. C’est aussi une façon de maintenir les populations dans les régions. Bouder l’achat local, ce serait l’équivalent de renier les producteurs locaux qui travaillent d’arrache-pied pour offrir des produits frais chaque saison.

 

Acheter local permet aussi de réduire le nombre d’intermédiaires entre le moment où l’aliment est produit ou cultivé jusqu’au moment où il est consommé. La réduction du nombre d’intermédiaires permet directement de réduire le prix de vente, mais surtout, de limiter le gaspillage alimentaire.

 

Le mouvement locavore est propre au secteur de l’alimentation, mais il pourrait très bien s’exporter à différents secteurs, comme ceux la mode ou la vente au détail, par exemple. Le but est d’inciter les consommateurs à repenser complètement leur façon de consommer en général.

 

Pour donner une idée bien concrète, un locavore va préférer se rendre à la librairie de sa ville plutôt que d’acheter son livre sur le site d’un géant américain. Il préfère vivre l’expérience de se rendre en boutique, mais il préfère surtout encourager quelqu’un de sa région.

 

Devenir locavore ne se fait pas du jour au lendemain : ce sont les gestes quotidiens qui permettent à une personne de changer complètement sa façon de consommer de la nourriture. Commencez par changer une seule chose et vous verrez, c’est plus facile que vous pourriez penser !

 

Téléchargez Locali-T, l’application qui vous aide à acheter local!